Albi 24 h 2018 – récit Hug

Avant de commencer, je suis retourné voir dans les archives du site, histoire ne pas radoter par rapport à l’expérience 2015 !

Et j’ai retrouvé ça dans le forum,  ça dans le Blog et ça

Et en relisant, on est pas du tout sur la même course, 3 ans et 4 mois après.

Pour cette édition, tout part de Florence. Sa « mauvaise » expérience de 2015 l’a motivée pour se relancer dans ce défi et atteindre l’objectif de 160km. De mon côté, l’objectif de 200 km me tenterait bien, mais depuis la course de l’Éolienne de Clapier, je traîne une tendinite sur le tendon rotulien de la jambe droite. La douleur s’est calmée depuis, elle se réveille de temps à autre en côte. Je n’ai donc aucun objectif en 2018 jusqu’à ce que Florence s’inscrive au 24h début août.

D’ailleurs, jusqu’au mois d’août mon entraînement est en dent de scie avec une moyenne de 3 sorties par semaine et 30 km.

Et puis fin août, je me lance, quitte à accompagner Florence, autant faire la course et ce plan d’entraînement me donne envie de repartir avec en tête les bons souvenirs de ce type de course.

Alors début septembre je m’accroche au plan en espérant que cela passera sans blessure. Tout ce qu’il ne faut pas faire, passer de 45 km par semaine à plus de 80km. Au moins, je me suis préservé !

5 grosses semaines d’entraînement ! En 2015, nous avions suivi un plan sur 8 semaines, ça fait quelques kilomètres en moins. Mais pas de blessure, Ouf !

En tout cas, j’arrive sur cette course sans appréhension et j’affinerais mon protocole de course jusque la veille au soir : tous les 2 tours je bois, tous les 4 tours je mange avec un verre de coca pour digérer, une moyenne de 8,5 à 9 km par heure. Facile sur le papier et une marge.

La veille nous assistons à une conférence du staff de l’équipe de France qui nous rappelle les risques, les points d’attention, les aspects médicaux. Une bonne entrée en matière.

Samedi, arrivée vers 09h15 sur place pour organiser notre ravitaillement, nous sommes prêts. Nous avons été accueilli sous la même tente que Pérols Footing avec 7 coureurs alignés au départ de ce 24h. Raphaël que nous avons rencontré au même endroit en 2015 mais qui a d’autres ambitions. Emmanuel Fontaine, entraîneur de l’équipe de France et de Pérols Footing que nous connaissons également. L’équipe se complète de Chloé, Valérie, Carmélita, Christian et Philippe.

10h, le départ est toujours un peu groupé et je lutte (en me freinant) pour garder l’allure convenue. Les premières heures sont comme un entraînement et je me ressasse dans la tête ce que je dois faire dans 2 tours, boire ou manger ? Je me suis calé sur le panneau de passage ( juste après les tapis détectant les puces, le tableau affiche mon classement, le KM total, le nombre de passage, le temps du dernier tour) pour à chaque tour pair m’arrêter. J’ai juste à savoir si je dois manger ou boire.

Le temps passe vite quand tout d’un coup j’aperçois Odile et Olivier. Quelle énorme surprise ! J’éprouve un grand plaisir et en même temps je sais que je les verrais que très peu, pas question de m’arrêter plus d’une minute.

Florence leur apporte des badges accompagnateurs pour atteindre notre table de ravitaillement et la team Perols.

Florence, je la vois très peu finalement et quand on se croise c’est très rapide.

Sur la première partie je me suis pris à prendre mon temps car j’étais en avance sur mon plan de marche.

Pour ce qui est de l’alimentation, je me suis pris 3 types de barres, un mélange de noix de cajou, pistaches et je complète avec le ravitaillement officiel en prenant de la purée jambon et du bouillon/vermicelle.

La digestion passe plus ou moins bien.

Vers 14, 15h, notre fils Serge nous rejoint, c’était prévu. Il relaiera Odile et Olivier pour nous encourager.

Cette course, ce n’est pas seulement la notre. Au micro, le commentateur harangue la tête du classement. Chez les filles, l’écart est faible et il y aura des alternances en tête de course. Chez les gars, Erik Clavery domine avec une allure digne du record du monde. Ce que répète le commentateur régulièrement. Vous imaginez la pression. Erik a été champion du monde de trail en 2011, mais là c’est autre chose. On nous a rappelé à la conférence que les meilleures performances sont atteintes avec une vitesse de départ proche de celle d’arrivée. Je sais que Raphaël est capable d’atteindre son objectif au delà de 250 km s’il n’a pas de défaillance. Et la fin de course sera assez trépidante en voyant Raphaël me doubler avec toujours la même allure alors que Erik résistait pour continuer de courir. (Il me doublait aussi mais j’ai fait 1 ou 2 meilleurs tours que lui). J’ai bien évidement espéré que Raphaël prenne la tête de la course sur les dernières minutes. L’écart final est de 2,54 km pour un écart de vitesse sur la dernière heure de 2 km/h.

Finalement, je n’ai pas tenu mon objectif. Je vous passe mes problèmes gastriques, ils ont été léger et très supportables.

Non, le pire, c’est qu’à force de prendre les 3 virages en angles droits du circuit de manière trop aigu, une tendinite à l’ischio jambier droit est apparu. Au début, la douleur est montée progressivement, mais je continuais à courir. J’avais même pris un gel café qui m’avait bousté, il était 2 heure du matin et je m’entends encore l’expliquer à Florence en la doublant. C’est après plus de 140 km et un passage de plus dans les toilettes turc que je n’arrive plus à repartir. Trop douloureux et je viens d’étirer mon muscle bien comme il faut. En début de course j’avais répondu à un gars qui me voyait profiter de l’ombre : « Tous les détails comptent » J’ai cumulé 2 erreurs, virages trop serrés et accroupissement inutile.

Sous la tente de Pérols, le copain de Chloé est Ostéopathe, je lui demande s’il peut m’aider. Il me manipule et cela me permet de repartir en courant. Enfin pendant 2 heures.

Pas d’auto médication ils ont dit à la conférence. Il reste 3 heures de course. Je passe voir l ‘équipe médicale, j’explique mon cas, où j’en suis dans la course. Sans grande conviction, le médecin m’autorise à 500 mg de doliprane, ça me permet de courir 2 heures de plus mais la dernière heure sera longue et le dernier tour que je dois faire en 15 – 20 minutes je me ralentis pour finir à ma table, assis sur une chaise, 2 ou 3 minutes avant le coup de pistolet final.

C’est fini, une tendinite du genou a retardé mon engagement, je repars avec une autre tendinite, mais l’aventure était belle avec plein de rencontres chaleureuses.

Au plaisir de vous en reparler et vous convaincre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *